Examen des comptes : craintes confirmées

L’examen des comptes de l’exercice 2014 montre que la nouvelle municipalité s’avère moins performante qu’elle ne le prétendait.

En effet, le trésorier payeur l’annonce lui-même, il a constaté une augmentation des frais de personnel de 8% par rapport à 2013. Si cette hausse est moins importante que prévu initialement, elle confirme nos craintes quant à la non maîtrise des dépenses de personnel.

De même, comme nous l’avions annoncé, cette hausse des frais de personnel pénalise la capacité d’autofinancement qui s’est dégradée : elle baisse de 26% cette année. Rappelons que la capacité d’autofinancement permet justement de financer des projets, qui se font aujourd’hui cruellement attendre.

Par ailleurs, le Maire n’a pas annulé l’enregistrement en comptabilité de la dette de l’Etat pour le CAFI alors qu’il l’avait critiqué, ce qui donne raison à l’opposition qui a toujours soutenu la réalité de cette recette et la nécessité de son inscription.

Enfin le maire critiquait ses prédécesseurs pour le recours à une ligne de trésorerie de 300 000 € en février 2014 mais il en a lui-même ouverte une de 400 000 € en septembre… Il a donc enfin compris qu’elle était nécessaire et se heurte à la réalité de la gestion d’une commune.

Quant aux orientations budgétaires elles ne font apparaître aucun projet important pour la commune pour l’année 2015 mais beaucoup de régressions :

  • la disparition des marchés concerts de l’été
  • la suppression du cinéma au clair de lune
  • la baisse annoncée de 10% des subventions aux associations
  • la baisse de tous les budgets, sans discernement, y compris les crédits de fonctionnement des écoles publiques !

L’opposition constate que le maire, de très mauvaise foi, accuse l’Etat et les autres collectivités pour justifier ces mesures alors qu’il devrait remercier l’Etat : Sainte Livrade, devenue éligible à la politique de la ville, pourraient bénéficier de crédits très importants à condition d’être capable de présenter des dossiers corrects et des projets sérieux, réalistes et adaptés aux problèmes livradais. Ce qui n’a pas été le cas pour l’instant.

Par ailleurs, après l’examen du dernier sujet, l’opposition, outrée par des propos déplacés, a fait le choix de quitter la séance. Le maire et ses élus, étant visiblement plus forts en critiques et en attaques personnelles qu’en gestion comme le montrent le résultat 2014 et les orientations peu réjouissantes pour 2015.

Les incohérences du maire et de ses colistiers

Lors du Conseil communautaire du 12 décembre on a noté l’incohérence de M Pudal. En effet, il s’est abstenu ou a voté contre des dossiers qu’il avait préalablement approuvé en commission ou en bureau (instance qui réunit les vices-présidents et les maires).

Une attitude ni sérieuse, ni responsable, qui montre qu’il a du mal à assimiler les sujets traités à l’agglomération et à décider de la position à adopter pour défendre les intérêts de Sainte-Livrade.  Cette inconstance dans la prise de décision le discrédite totalement aux yeux de l’ensemble des élus et, à terme, ternira l’image de Sainte-Livrade et isolera la commune dans cette instance. D’ailleurs, même ses propres amis ne le suivent pas dans ses positions les plus ridicules. Quelques exemples :

Site e-commerce pour dynamiser le commerce local

Alors que tout le monde s’accorde sur l’intérêt du site internet mis en place pour favoriser l’achat dans les commerces de centre-ville, y compris lui-même, la liste Pudal avec le Front national s’abstient sur ce dossier. Allez comprendre !

Entretien des ruisseaux

Laisser les riverains entretenir les ruisseaux seuls et à leurs frais, au risque d’inondations en cas  de carence de leur part, ne gêne pas le maire. Ses colistiers, plus lucides sur ces problèmes et les dangers encourus, ne l’ont pas suivi. Il a été le seul à voter contre la délibération prévoyant la prise en charge et l’organisation de l’entretien des ruisseaux par le syndicat : SMAVLOT.

Pertes fiscales

Le code des impôts prévoit une procédure pour répercuter les pertes fiscales subies par l’agglomération sur l’ensemble des communes. Sainte-Livrade est très peu sollicitée financièrement dans ce dispositif grâce à la solidarité dont toutes les communes font preuve, y compris les plus petites. Il a approuvé cette délibération en bureau  mais il a voté contre en conseil communautaire. C’est très désobligeant vis-à-vis des élus des autres communes. Du fait de son refus de solidarité, il y a fort à parier qu’à l’avenir ses collègues soient peu disposés à accueillir favorablement ses demandes ou ses propositions, si toutefois il en faisait.

Action sociale

ACTION SOCIALE : des mesures incohérentes

Des enfants pénalisés…

Nous avions fait le choix de moduler les tarifs de l’Accueil de loisirs en fonction des revenus des parents, afin de permettre aux familles, même les plus modestes, de profiter de cet équipement que nous avons entièrement rénové. Ce tarif journalier comprenait aussi les sorties et toutes les activités. Nous croyons que la jeunesse doit être une priorité, et qu’une attention particulière doit lui être portée. Comment en effet comprendre qu’un enfant puisse être exclu d’activités qui contribuent à son épanouissement pour la simple raison que ses parents ne sont pas aisés ?

La nouvelle municipalité facture désormais toutes les sorties ou veillées, en plus du prix journalier. C’est une mesure qui pénalisera inévitablement les familles les plus modestes ou nombreuses, en abaissant significativement leur pouvoir d’achat. Pire, les premiers touchés seront forcément les enfants, qui se verront privés de l’Accueil de loisirs et donc d’activités éducatives.

… et des cadeaux distribués dans 25% des foyers !

Comment comprendre dans ce contexte que le maire ait fait le choix, alors qu’il ne cesse de répéter que la commune a des difficultés financières, de multiplier par dix la distribution de colis de Noël en supprimant les conditions de ressources pour leur attribution ? Sous notre mandature, environ 80 colis de Noël étaient distribués par le CCAS. Là, ce seront 800 colis, soit 25% des foyers ! A ce rythme, notre excédent de 16 000€ laissé dans les caisses du CCAS va être vite dilapidé et il est difficile de ne pas voir de manœuvre dans cette soudaine générosité.

Si nous nous réjouissons pour les bénéficiaires, nous ne pouvons que constater une incohérence profonde dans les choix faits aujourd’hui. Nous pensons que les aides sociales, et donc l’argent public, ne peuvent être distribués sans distinction aucune, surtout dans un contexte de tensions budgétaires. Le risque à venir est de voir baisser, voir supprimer certaines prestations pour des personnes réellement dans le besoin, ou de voir s’envoler les impôts de tous y compris des plus modestes.

Maison de convalescence : un dossier flou et mal préparé

La décision de l’Etat de classer la ville de Sainte-Livrade comme quartier prioritaire est une chance à saisir pour notre commune, qui aura un accès plus facile aux subventions, notamment pour la rénovation du centre-bourg. Encore faut-il présenter un projet solide.

Dans le dossier de candidature, le maire fait un diagnostic assez juste de la situation de notre commune et connu de tous : mauvais état du logement en centre-ville, difficultés à disposer d’une mixité sociale et manque de moyens pour rénover le parc de logements privés.

Pour répondre à ces besoins, que propose le maire ? Une maison de convalescence et la réfection d’une rue. Ainsi, les projets qu’il présente ne résoudront aucun des problèmes qu’il cite lui-même.

De plus, le maire ne semble pas savoir que ce type d’équipement nécessite de rentrer dans un plan établi par l’Agence Régionale de Santé (ARS), afin d’obtenir un agrément et donc un financement. Ce qui est quand même inquiétant pour un médecin.

Pour ce projet estimé à 1,7 M€, le plan de financement nous a laissés totalement perplexes. Il est prévu des dépenses de personnel, sans que l’on sache la capacité d’accueil de cet établissement. Il est aussi prévu de solliciter des crédits auprès du Conseil général à hauteur de 30%, alors que ce type de structure ne relève pas de cette collectivité. Par contre, le maire oublie de chiffrer le coût du déplacement des services techniques qui occupent actuellement ce bâtiment.

C’est en conséquence un dossier qui risque fort, en l’état, d’être retoqué. Il illustre malheureusement de manière dramatique les limites de cette nouvelle équipe, peu préparée à exercer ces responsabilités.

Mairie / CAGV : deux discours

Avec ce projet de maison de convalescence, le maire veut se faire le chantre de la lutte contre la désertification médicale. L’objectif affiché est de « répondre à un besoin de prise en charge afin de soulager les familles de malades et favoriser indirectement le maintien à domicile. » N’étant pas à un paradoxe près, en Conseil communautaire, il a voté contre l’exonération de cotisation foncière pour les médecins, auxiliaires médicaux et vétérinaires désireux de s’installer sur le territoire villeneuvois en déclarant : « Les médecins et vétérinaires ne me semblent pas prioritaires pour ce type d’aides ». Comprenne qui pourra !

Ruisseau « L’Autonne » : les pêcheurs privés d’un lieu de pêche

Lors du conseil municipal du 22 octobre 2014, le maire a soumis à notre approbation une délibération concernant la vente de deux parcelles appartenant à la mairie et longeant le ruisseau « L’Autonne ».

Les berges de ce ruisseau constituent une zone de pêche privilégiée pour l’AAPPMA, association de pêche livradaise. C’est pourquoi nous avions conclu avec eux un « bail de pêche » en 2011 afin de leur garantir l’accès. La vente de ces parcelles va, à terme, les priver d’un accès à ce cours d’eau qu’ils ont d’ailleurs nettoyé et aménagé.

C’est pourquoi nous avons proposé que la mairie reste propriétaire d’une bande de terrain le long de ce ruisseau, afin que l’accès aux pêcheurs et aux promeneurs soit garanti et pérennisé.

La majorité en place, méconnaissant à la fois la réglementation et la situation particulière de « L’Autonne » s’est entêtée à soutenir que les propriétaires riverains de ruisseaux étaient dans l’obligation légale d’en permettre l’accès. Cette disposition ne s’applique pas à « L’Autonne ».

Nous regrettons vivement que le maire ait campé sur ses positions et n’ait pas souhaité retenir notre proposition de bon sens. C’est pourquoi nous avons alerté l’association de pêche, en espérant que leur intervention permette de résoudre cette situation qui leur sera préjudiciable.

Comme nous l’avions annoncé, les élus de la minorité souhaitent être force de propositions. C’est ce que nous avons souhaité faire, loin de tout esprit partisan et polémique. Nous ne pouvons que regretter une nouvelle fois une attitude rigide de la part du maire, qui, face à son manque de connaissances, préfère l’entêtement au bon sens.

Articles parus :

campestral

Des décisions arbitraires

Le Campestral avait été prévu de longue date sur l’esplanade St Martin. C’était l’un des critères qui avait séduit les organisateurs de ce bal occitan pour venir à Sainte-Livrade. Le maire nouvellement élu, prétextant des raisons de sécurité vu la proximité du Lot, a fait le choix de le déplacer à la salle Charles de Caqueray.

Comment alors comprendre qu’il laisse un public nombreux s’y installer de nuit pour regarder le feu d’artifice ?

Comment comprendre que la paroisse soit autorisée à y célébrer une messe ?

Comment comprendre que les écoles puissent aller y pique-niquer avec leurs élèves ?

Bien que l’esplanade n’ait subi aucun aménagement, il apparait que le danger s’efface de lui-même selon les utilisateurs ou dès lors que c’est la nouvelle majorité qui impulse les actions…

Photo : randonnée dans le cadre du Campestral

JUMELAGE : visite sous tension

La visite des Italiens de Bagnaria Arsa aura été entachée de nombreux faits qui laisseront à coup sûr des traces, tant pour l’image de la ville que pour cette amitié vieille de plusieurs années.

Une élection invalidée avant la venue de la délégation.

Le maire a fait pression sur le bureau du Comité de jumelage pour mettre cette association à sa botte. Cette décision unilatérale explique sans doute la pauvreté du programme proposé, privant l’ensemble des adhérents de rencontres avec les invités Italiens.

Venu pour saluer ceux qu’il appelle avant tout ses amis, Lino Foltran, ancien Premier adjoint et ancien membre du Conseil d’administration du Comité de jumelage, s’est vu refuser l’entrée de la salle où se déroulait l’accueil. Incompréhension des Italiens et des adhérents.

Un film sans le maire actuel de Bagnaria Arsa.

Lors du dîner de clôture, un petit film pour le dixième anniversaire de l’histoire du jumelage a été projeté. Afin de ne pas montrer une seule image de Régis Delsol et de Claire Pasut, le maire a fait le choix de supprimer les six dernières années de l’histoire du jumelage. Outre le sectarisme flagrant et le manquement à la tradition de la continuité républicaine, ce fait du prince a conduit à occulter aussi Christiano Tiussi, l’actuel maire de Bagnaria Arsa, élu après 2008… Nouvelle incompréhension des Italiens et des adhérents.

Nous faisons le vœu que ne se reproduise pas cet amateurisme doublement préjudiciable : pour l’image de la ville et pour nos relations avec les Italiens. Nous faisons aussi le vœu que le nouveau bureau fasse un bon usage de la cagnotte laissée par l’équipe de Monsieur Delsol, soit 23 000 €.

cafi

CAFI : la dette de l’Etat

En juillet 1980, une convention est signée entre le Ministère du Travail et la commune de Sainte-Livrade : l’Etat confie la gestion du Cafi à la commune, en s’engageant à prendre en charge l’ensemble des crédits nécessaires au fonctionnement et aux travaux d’entretien jusqu’au relogement de l’ensemble des résidents.

En 2002 sous le mandat de Gérard Zuttion, l’Etat arrête sa contribution.

Ce n’est que le 24 juillet 2007 que Gérard Zuttion demande une subvention exceptionnelle destinée à couvrir le déficit du budget du Cafi, demande qui restera sans réponse.

Ce bref historique permet de se rendre compte que la dette de l’Etat ne date pas d’hier. Lorsque nous avons hérité de ce dossier, nous nous sommes attachés à récupérer ces crédits. Nous avons opté pour la voie de la médiation et mené des interventions incessantes jusqu’à entrer en contact direct avec le cabinet du Premier ministre fin 2013.

Nous poursuivons aujourd’hui encore ces démarches auprès de Matthias Fekl, devenu Secrétaire d’Etat, car notre volonté de défendre les intérêts de Sainte-Livrade est intacte, bien que nous soyons dans l’opposition.

Avions-nous à notre prise de fonction rejeté l’échec de ces négociations sur nos prédécesseurs ? Non. Nous avons travaillé. Sans polémique.

Encore une fois, plutôt que de s’épancher dans de vaines jérémiades sans cesse tournées vers le passé, l’actuelle majorité serait plus inspirée de poursuivre notre travail, afin de récupérer ces crédits essentiels à notre commune.

Pour preuve de nos interventions, vous pouvez télécharger ci-dessous deux courriers :

Mairie de Sainte-Livrade-sur-Lot

PERSONNEL MUNICIPAL : premières mesures coûteuses et choquantes

Alors que notre commune n’a jamais été riche et que le Maire prétend que les finances de la commune sont dans le rouge, l’une de ses premières mesures a été… d’embaucher massivement. Les dépenses de personnel ont été augmentées de 10%, soit 270 000 € de plus au budget 2014, alors que les temps sont à l’économie dans toutes les collectivités. C’est désastreux.

Parmi les heureux bénéficiaires des premières mesures d’embauche, on retrouve des époux et épouses d’élus de la nouvelle majorité.
Choquant !

Pour notre part, nous n’embauchions jamais les membres de nos familles et nous avions stabilisé les dépenses de personnel pendant 6 ans pour ne pas augmenter les impôts.

Impôts à Sainte-Livrade-sur-Lot

FINANCES : les dettes qu’ils dénoncent sont les leurs !

Alors que les premières mesures se font toujours attendre après six mois de mandat, l’actuelle majorité préfère la polémique à l’action.

En effet, les comptes de la ville sont sains comme l’a indiqué le Trésorier public chargé de la tenue des comptes devant le Conseil municipal le 17 septembre 2014 et ne peuvent donc justifier l’immobilisme des nouveaux élus.

A l’inverse, il est nécessaire de rappeler que nous avions hérité d’une ville dans le réseau d’alerte du Trésor public, de dettes plus importantes qu’aujourd’hui, d’une école démolie, d’un parc de véhicules en très mauvais état, de bâtiments et de voirie en très mauvais état, du CAFI à reconstruire, etc. La situation laissée aux nouveaux élus est beaucoup plus confortable !

Vous avez entendu le contraire et vous vous demandez qui dit vrai ?

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